vendredi 3 août 2007

Lages

Départ de La Corogne le 24 juillet – 10h40 / Arrivée Lages le 24 juillet – 18h40
35 miles / 7 heures de moteur – 1h40 de voiles

Départ avec peu de vent mais une houle très intéressante, d’environ 3 mètres...Mais nous sommes sous le soleil alors c’est quand même chouette. L’absence de vent nous oblige à faire (encore) du moteur pour arriver à destination.
Pendant la petite navigation, nous réussissons à joindre par VHF le voilier Philovent qui projette de faire le même voyage que nous. A son bord, les parents Elodie et François, et les enfants : Robinson (11), Matthéo et Léna (7) et Enora (5).

LAGES, se prononce Laché
Une petite station balnéaire familiale très tranquille. Nous nous retrouvons face à la superbe plage de Lages pour une dégustation de vins espagnols bien méritée...Nous sommes 14, 6 parents et 8 moussaillons.
Fidèles à nos habitudes, nous grimpons sur la colline pour voir notre bateau d’en haut. On passe deux jours agréables à se baigner (même involontairement depuis l’annexe). Avec l’équipage de Moana, nous allons jusqu’au phare par le sentier côtier.























A Coruna






















Nous restons trois jours à La Corogne. Nous prenons le temps de visiter Santiago de Compostela, en prenant le train. La ville d’arrivée des chemins est bondée de touristes, appareils photos autour du cou, et les pauvres pèlerins sont comme des animaux sauvages qu’on photographie lors d’un safari. On ne ressent aucune émotion en entrant dans la cathédrale tellement c’est bruyant et flashant de toute part. Les enfants posent énormément de questions sur Jésus, les apôtres, etc...Nous montons au phare « la tour d’Hercule », premier phare romain construit. Il y a 234 marches et la vue est belle de là haut.

dimanche 22 juillet 2007

Le Golfe des baleines, euh, de Gascogne !

Départ le 18 juillet – 10h00 / Arrivée le 21 juillet – 3h00
330 miles / 45 heures de moteur et 20 heures de voile !

La traversée du Golfe:
Le premier jour, la mer change de couleur, de bleu foncé elle devient bleu turquoise. Des souffles de baleines nous surprennent et quelques dauphins passent près de nous. On croise des cargos, mais pas trop ! La première nuit, il y a des bateaux de pêche. C’est un peu inquiétant car on a parfois du mal à comprendre leurs feux...
Le deuxième jour, il fait toujours aussi beau, quoique dans l’après-midi, il y ait une belle ondée et je suis sur le pont ! On hisse le spi, belle bulle de couleur dans le paysage.
Le troisième jour, à 11 heures 30, Terre en vue ! Mais l’approche semble terriblement longue car la côte est très haute. Sur toutes les crêtes, il y a des chapelets d’éoliennes....On prend une bouée à 3 heures du mat, et on s’écroule dans nos bannettes !
Pendant trois jours, nous avons navigué toutes voiles dehors mais appuyés par le moteur car le vent était très faible.

Quarts de nuit...
Il est minuit, j’enfile mon pantalon et ma veste de quart, mon harnais, mon bonnet et ma lampe frontale. Un paquet de chewing gum à la pastèque dans la poche. Je grimpe vers la sortie, et là, je suis cueillie...Des milliers d’étoiles qui brillent dans le ciel et dans la mer...C’est superbe. Le bateau laisse une jolie trace blanche dans l’eau noire. Parfois, je regarde la petite étoile à l’horizon, c’est Moana, qui est parti avec nous de Loctudy. A bâbord, un feu vert, qu’est ce que c’est ?? On se rapproche, c’est un bateau de pêche usine avec des grues, il a des immenses spots qui éclairent son pont. Ensuite, au dessus de la girouette, c’est le ballet des étoiles filantes. Quel bonheur d’être là, si bien...Ces moments sont d’autant appréciables que la météo pourrait être toute autre demain. Nous avons la chance d’avoir un créneau de quelques jours. Mais la dépression pourrait arriver plus vite que prévu, la mer devenir plus revêche, le vent plus fort et la pluie tomber. Alors cette nuit, je laisse mes pensées vagabonder...
Thierry prend la relève à 3 heures. Je lui signale les bateaux en vue, les réglages et après un petit bisou, je plonge dans mon duvet chauffé et m’endors aussitôt.
Puis à 6 heures, je remonte sur le pont, il n’y a plus d’étoiles mais des montagnes aux sommets rosis par le soleil dans le ciel. Alice se lève et finit le quart avec moi, en faisant des ombres chinoises sur le pont.

A La Corogne
Le service du port nous annonce que le temps va se dégrader et que nous ferions mieux de larguer notre bouée et de nous amarrer au ponton. Dans la Darsena, la majorité des bateaux sont des bateaux de voyageurs, l’ambiance est cosmopolite. Il y a même un voilier japonais, le navigateur est solitaire et manchot. Impressionnant.
La ville est sympa, les gens sont décontractés, est ce parce que c’est samedi ? On se promène, au bout d’une rue et il y a la plage...Evidemment, on y va ! L’eau est trop bonne : 22°...on pourrait y rester des heures. Au Supermercado, on fait le plein de moules en tous genres, d’olives et de chorizo. En rentrant au Port, on tombe nez à nez avec Eric et Ronan, d’Iroise Gréement. Du coup, ils viennent à bord et en profitent pour faire un petit « service après vente », ça change du mât carbone !
Arnaud et Alice ont retrouvé Nolwenn et Maëlle et enchaînent les parties de Mille Bornes, memory et pêche à l’épuisette. Le Capitaine améliore le régulateur d’allure. Et moi, je cherche la borne Wifi !!