mercredi 17 octobre 2007

Ténérife : où il fait bon se perdre !











Encore une fois, belle navigation entre Gran Canaria et Ténérife. Quoique l’arrivée ait été un peu sportive, avec des vagues croisées juste à l’entrée du port. D’ailleurs fort étroite.
Santa Cruz est une ville ravissante, avec de petites places, de beaux espaces verts, des sculptures et des rues piétonnes (et un Carrefour gigantesque !). De plus, le système de bus est super pratique pour visiter l’île. Nous allons voir le Téide, sommet le plus haut d’Espagne, 3718 mètres. Le volcan est superbe, recouvert de coulées de lave réglisse, chocolat et orange. Le ciel est d’un bleu très pur, on se sent vraiment tout petits !
Le contraste est vraiment saisissant quand nous randonnons dans le massif de l’Anaga, au nord-est de l’île. C’est vert, sombre et humide. On a limite froid !!
Nous avons eu le plaisir de retrouver Claudie sur Amadeus, la famille Chaplin de Summer Wine, et les Australiens, Anglais, Français qui font le rallye des îles du soleil.
L’évènement majeur de l’escale est l’anniversaire de 5 ans d’Alice.
Ah, on y serait bien restés encore pour découvrir d’autres merveilles, mais il faut bien avancer (je me répète, je sais !!).
Pour ceux qui suivent avec assiduité le blog, on a des nouvelles de Moana et Philovent qui sont en route pour Dakar.


lundi 8 octobre 2007

Gran Canaria : enfin des arbres !!






















Le 28 septembre, belle nav au près, on arrive juste avant la tombée de la nuit pour repérer les phares d’entrée du port de Las Palmas (8ème ville d’Espagne). Comme d’habitude, nous nous empressons de nous livrer à nos activités favorites de pontons (lessives, ménage, bricolage, etc.). La récompense : on loue une voiture pour visiter l’île. Oh ! Joie ! Des arbres !! Des châtaigniers, des lauriers, des eucalyptus, des citronniers (par ici les citrons), des figuiers (miam miam), des mûriers (oh, les belles confitures)...Il y a de beaux panoramas : des calderas (des cratères de volcans ouverts), des barrancos (des ravins), des grottes (les Guanches, habitants originels des îles Canaries, y vivaient), on ne se lasse pas de regarder.
Du coup, on a repéré une belle ballade de 5 heures à faire et on entraîne avec nous les équipages de Dira et Pen Coat.
Le temps passe tellement vite, nous resterions bien ici encore à profiter de la plage, des vagues à surf, des H&M, des Mac Do, euh...Mais il faut avancer, hein ! On reviendra vivre ici, c’est vraiment chouette !

lundi 1 octobre 2007

Fuerteventura : de surprise en surprise





































Nous partons le 21 pour Gran Tarajal, un mouillage réputé sûr par le guide. Anthony nous suit en décalé de deux heures. En fait, le mouillage est atroce, le vent souffle de la montagne en rafales, la mer est creuse, bref, on renonce et on va s’abriter derrière la digue du port. Anthony, lui, poursuit sa route car il ne sent pas de venir mouiller sans moteur dans le port. On espère qu’il va trouver un mouillage abrité rapidement...Amadeus nous rejoint peu de temps après.
Le lendemain, nous parons au petit bonheur la chance, en se disant « si on trouve un bon mouillage on jette l’ancre, sinon, on continuera jusqu’à Gran Canaria (à 60 miles) ». Le vent monte et on est arisé, avec entre 30 et 35 nds de derrière, on se dit qu’il faudrait encore prendre un ris, quand soudain....On découvre un havre de paix : Morro Jable. Là, on reconnaît Pen Coat, tranquille sur son ancre. Allons y gaiement, alors !!
Nous faisons connaissance avec les deux voiliers qui sont ancrés là, Dira, un half toner proto, piloté par deux jeunes suisses, Ben(jamin) et Fred(éric), et Blue Eyes, le First 21.7 de Karsten, un allemand polyglotte.
Nous passons là des jours heureux, entre cours de natation (Ben est un excellent professeur), cours de sextant (Thierry est un excellent pédagogue), pêche sous marine (Anthony est un excellent chasseur), petits coups à boire (Karsten est un excellent combinard) et marche sous le soleil pour les garçons (Fred est un excellent surfeur sur kite).
Pas la peine de vous dire que le jour où nous avons levé l’ancre, on était un peu tristes de les quitter.
Les rencontres marines sont dues au hasard, au gré du vent et de la chance. C’est comme de regarder un ciel étoilé, d’un seul coup, il y a une étoile filante, qu’on accompagne du regard puis qui disparaît. Mais, on espère revoir ces étoiles un autre jour, ailleurs, peut-être bientôt ou plus tard, qui sait ??